Portrait : Docteur Boni & Mister Yayi, par Jeune Afrique

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Le numéro 2747 de Jeune Afrique consacre un dossier de six pages au Président béninois, Thomas Boni Yayi. De son ascension politique, à sa personnalité en privé, en passant par l’Affaire Patrice Talon, l’hebdomadaire dresse un portrait exhaustif du chef d’Etat, critiqué pour son projet de révision de la Constitution, qui n’a pourtant que pour objet de sauvegarder la démocratie de notre pays. Bénin Demain a sélectionné pour vous des extraits de cet article.

De l’affaire Patrice Talon aux « mercredis rouges »

Jeune Afrique revient sur le contexte de l’Affaire Talon, et ses différentes ramifications dans la vie politique béninoise de ces dernières semaines :

« Sans réduire le mouvement des mercredis rouges à sa seule personne, il est évident qu’il [Patrice Talon ndlr.] le soutient, ne serait-ce que par l’entremise de l’un de ses avocats, le juriste Joseph Djogbénou, qui en est l’un des principaux animateurs. Nul n’ignore par ailleurs que le « réseau Talon » irrigue la justice, les syndicats, les partis d’opposition et les médias béninois. Des journaux comme La Nouvelle Tribune ou Le Matinal, entre autres, ne peuvent manifestement rien lui refuser ».

Révision de la Constitution : lever les incompréhensions

L’hebdomadaire par ailleurs sur le dossier polémique du moment : la révision de la constitution. Le décret n°2013-255 du 6 juin 2013 doit prochainement être examiné par l’Assemblée. L’analyse de Jeune Afrique sur ce décret :

« (…) est-il liberticide ? A première lecture, c’est tout le contraire, puisqu’il prétend consolider l’Etat de droit et la démocratie béninoise par des dispositions, telles que l’imprescriptibilité des crimes économiques, que ne renierait aucun législateur scandinave.
Il est même, sous certains aspects, franchement novateur. Ainsi, au premier paragraphe du préambule, Boni Yayi propose d’ajouter « l’opposition fondamentale à tout régime politique fondé sur l’achat de conscience, l’exclusion et la transmission héréditaire du pouvoir ». ».

On remarque que par cet arsenal juridique, Yayi tente de montrer une nouvelle sa bonne foi, répétée tour à tour « au pape, à Obama, à Sarkozy, à Hollande, aux médias et à la terre entière qu’il ne se représenterait pas en 2016 ».

« Il l’a juré à ses pairs africains aussi, lesquels ne lui demandaient rien. Certains en ont d’ailleurs conçu un certain agacement, au point de lui demander de mettre une sourdine »

Nouvel ambassadeur du Bénin à Paris, Jules-Armand Aniambossou confirme : « N’ayez aucun doute, le président Boni Yayi quittera le palais de la Marina le 6 avril 2016 au soir » affirme-t-il.

« Il n’y a aucune raison, aucun indice qui permet de croire que le président Boni Yayi va s’accrocher au pouvoir, confie un diplomate au fait des affaires béninoises au Quai d’Orsay, à Paris. Il est très soucieux de l’image qu’il laissera à la postérité et il a des projets personnels pour sa vie d’après. Bref, il est différent des autres. »

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